ARWS RAID GALLAECIA : Final à suspens

ARWS Gallaecia, après un début chaotique en kayak autour de la 10ème place, la Team FMR composée de l’ossature Clément Valla, Lucie Croissant, Baptiste Turrel et du jeune Rookie Louis Smets, remonte dans le Trio de tête lors de la première nuit.

Clément revient sur les dernières heures de courses et la bataille au suspens avec les amis de 400 Team Naturex, entre temps les Estoniens qui nous accompagnaient sur le début de course ont été pénalisé de 4h du à l’oubli de 2 baudriers pour le Canyon et 400Team Naturex a pris la tête depuis plus de 24h avec un écart oscillant entre 20min et 40min sur la team FMR. Nous sommes à la 70ème heure de course :

Jeudi matin, levé du jour, l’équipe s’engage dans un dernier “triathlon”, kayak – 25km – trail 23km – VTT 48km.

“Le moral est bon, le jour se lève lentement et nos bateaux ne sont pas très efficace, La tendance est à l’endormissement en ce début de 4eme journée… après 1h sur l’eau la météo se dégrade et l’on se réveille grâce à elle. Après 15km on peut mesurer un écart avec Naturex, 22min. Motivés à bloc on finit ce kayak avec les tripes plus qu’avec le style.

18491843_1276391632477641_7465620339680476070_oTransition compliquée on repart avec 30min de retard. Le paysage est plutôt beau, le parcours est côtier et on avance bien. Beaucoup de passages obligatoires sur ce dernier trek, on voit plusieurs fois les journalistes, on se bat mais le sentiment d’être collé reste dominant…
La navigation est relativement fluide mais je m’énerve un peu sur le traceur car j’ai l’impression qu’il essaye de nous piéger avec des choix n’étant exécutable qu’avec les traces qu’il a rajouté (à toi de savoir lesquelles!). On s’en sort mais les 10 derniers km sont usants, laborieux et dénués d’intérêt car il s’agit d’un retour très urbain, sans aucun choix.

À 10 minutes de la transition, nous croisons Naturex – pour la dernière fois – on transitionne bien, on avale une pizza et je regarde les 3 dernières cartes. “Ca va être rapide”. C’est le mot quand j’installe les cartes sur mon velo.
On essaye de se mobiliser mais c’est compliqué. Un espèce de faux rythme c’est installé, et je sais plus vraiment si nous sommes en mode “finisher” ou “conquérants”. La balise 55 nous permet de remettre la vapeur en route et l’on trouve le poste sans problème. Ensuite on surfe et repassons sur un des itinéraires emprunté sur le trek 11. La, Lucie m’interpelle pour savoir ce qu’on fait, actuellement, car elle trouve qu’on se traîne, et que je suis rando. Un peu piqué par sa remarque, je décide d’attacher Louis. On attaque l’une des dernières longues bosses du Raid et on commence à vraiment bien rouler. L’allure est bonne, on est enfin mobilisé.

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Poste 56, nous voyons 400team Naturex

Poste 56, nous voyons l’équipe des 400 team. Baptiste et moi tombons une dent et les élastiques se tendent. Après un poinçonnage chaotique de cette balise on se lance dans un sprint vers l’arrivée, avec l’objectif de fondre sur les 400team avant les 2 derniers postes; en ayant tout donné, et en jouant le coup de poker total. Lucie me dit que je pousse trop fort, que je mange pas assez et qu’on fait n’importe quoi, mais je m’acharne, sentiment de finalement pouvoir bosser pour l’équipe sur cette fin de parcours. Les spectateurs de cette fin de course nous informe sur l’écart, 8 min puis 5 ! On arrive finalement dans la zone délicate avant la 57. Je demande à Bapt s’il peut jeter un œil sur la 58 mais il reviens de poinçonner la 57 et me dit que ça va trop vite. On est sur le fil du rasoir. Une première mini erreur, puis une deuxième zone de floue… on cherche un peu tôt, mais on se recale et finalement on catch le poste. Sortie de poste à fond, on est encore dans le coup, surtout que Naturex peut très bien faire une boulette, jusqu’à la ligne.

Je pense être en contrôle mais je suis en cours de satellisation

On passe sur le vélo, on se donne, on s’achève. Je pense être en contrôle mais je suis en cours de satellisation. Je m’arrête dans le 1er rentrant, erreur de parallèle, mauvaise appréciation des distances. Je comprends pas et veux pas comprendre… Je m’arrête et demande à Bapt de m’aider… le cadeau! Bapt se démerde comme un diable pour se recaler et moi je mange, l’hypo m’est tombée dessus et je suis en vrac. On se recale et on constate qu’on s’est arrêté trop tôt, j’avais encore le sentiment qu’on roulait à 40km/h alors qu’on était sur du petit sentier technique, plutôt a 8/9km/h qu’à 40… enfin le poste 58.

Là, mon esprit me joue un ultime tour, unique hallucination de la course, et me permet de voir ce que je souhaite si fort, l’équipe Naturex en train de chercher son chemin !

On sort direction As Pontes avec la dernière difficulté, “le passage de la clôture”… Là, mon esprit me joue un ultime tour, unique hallucination de la course, et me permet de voir ce que je souhaite si fort, l’équipe de Naturex en train de chercher son chemin plus bas, et donc moins proche que nous de l’arrivée…
Final à fond, dernier hectomètres et finalement cette deuxième place dernière des Naturex qui n’ont pas tremblé sur les postes 57 et 58!
Cette place est finalement assez logique et on est très content de notre performance d’ensemble.

Courir à l’étranger de nouveau, sur une course que l’on ne connaissait pas, avec un rookie, un seul orienteur et finir à 20 minutes de la victoire, c’est pas mal !
Nous étions venu pour la gagne, qu’on ne s’y trompe pas, mais nous repartons plein de certitudes et de solutions pour aller chercher les anciens et les laisser sur place dès notre prochaine ARWS!!!

Superbe orga, les cartes, les postes, les bénévoles, les infrastructures… On a connu plus sauvage comme territoire, mais on s’en contentera pour cette fois!

Maintenant retour à la vie normale, et à la recherche de partenariat et de sponsors pour envisager peut être d’aller faire un tour sur un championnat du monde, pour la première fois de l’histoire du Team FMR.”

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