Ecrins d’aventure, à 2 pas de la maison

Dimanche 5 juin – 23h57

Départ tardif ou tellement matinal qu’on a pas tout a fait eu le temps de digérer la pizza extravache de Flo Pizza à Ailefroide… Après avoir remonté le GR et ses blocs de grimpe en direction du Pré de Madame Carle, on se lance sur le glacier Noir en direction du col de la Temple et du Pic Coolidge. La nuit est belle et sans vent, on peut sentir l’immensité des montagnes autour de nous. Du bout des stoots, dans l’ombre de la lune, on voit les grands de ces mondes de glace et de roc: la barre des Ecrins, le Pelvoux, le Pic Sans nom, l’Ailefroide… L’arrivée au col se fait aux premières lueurs du jour et le sommet nous offre un levé de soleil réconfortant.

La bascule dans le vallon du Vénéon, vers La Bérarde est rapide, Clément s’offre même un petit aller-retour vers ses bâtons par pur plaisir de nous montrer sa jeunesse.

Les blagues nous suivent[…]

Jusqu’au col du Clôt des Cavales, le passage est délicat, on n’a pas l’habitude de voir ce genre de passage en raid. On s’encourage, s’entraide, on rigole et transforme les névés en piste de ski, économisant nos genoux, avec en sus le plaisir de la glisse! Plus qu’a dérouler jusqu’au camping d’Arsine ou nous attendent Lucie et 3,4 kilos de taboulé sec recette Coublevie et les bières pour faire passer. On découvrira le lendemain qu’on avait une bouteille d’huile d’olive…

 un peu de repos à base de fruit…

#Singletrack à gogo

Mardi matin on enfourche nos biclous et c’est parti pour le lac du Pontet qui nous offre une vue incroyable sur la Meije et ses glaciers !
Le single poursuit vers Valfroide et le Chazelet pour s’enfoncer vers le Pic du Mas de la Grave. Un bon raidillon permet aux Clement de nous montrer ce que c’est que du VTT de montée alors que les vautours volent au-dessus des 3 autres qui tentent de suivre pour ne pas finir en pâté pour oisillon. La descente du gr54 vers Besses est énorme, on repart gonflés comme des ballons vers les 2 Alpes.
Clément et Louis ont une crevaison lente, ce qui laisse le temps aux 3 autres de ne pas trouver des plaquettes de freins pour Julien mais des conseils technique du mécano qui nous proposent de trouver un autre itinéraire pour filer sur Venosc que la piste rouge avec nos petits vélos de cross country… On n’écoutera pas le local, et on fonce dans une descente qui nous laissera des souvenirs et des crampes aux doigts.
On remonte tranquillement sur St Christophe en Oisans, avec un record de barres enfilées en si peu de distance.

Une bonne demi nuit de sommeil et on prend la direction du lac des Rouies où l’on retrouve notre photographe préféré, Cédric Photogractif. Clément n’a pas réparé sa crevaison lente mais le sourire est toujours là pour l’équipe et la bonne humeur nous monte jusqu’au col de La Lavey.
On prend un shunt pour ne pas descendre jusqu’au Passage de l’Ane (feignasses), nous obligeant à un peu de désescalade dans ce bon caillou de l’Oisans… On atteint le sommet des Rouies vers 10h30. La vue est juste exceptionnelle, sur les Écrins, le Mont blanc, le Vercors, le Dévoluy, le Viso, Cëuse… tout le monde s’amuse à reconnaître les sommets alentours. Un sandwich et c’est reparti pour la rapide descente en glissade jusqu’au refuge du Pigeonnier où on s’offre un gueuleton au soleil. On arrive tôt en bas, et on profite de se repos pour être entre nous.

Jeudi matin départ pour le mystérieux pas des Aupillous et ses 1600m de D+ sauvage dans un environnent magnifique. C’est un endroit peu fréquenté et on le sent! La descente est un peu scabreuse, ce qui nous permet d’essayer la corde. On est prudent et on arrive tranquillement sur l’ancien glacier du Sellar qui n’est plus qu’un névé, encore bien chargé en ce début de saison. On glisse donc jusqu’au refuge des Bans où on retrouve Benjamin et une barquette de frites maison, avec un accueil hyper sympa. On triple la mise sur les frites et Benj se joint à nous pour filer à Entre les Aigues et notre dernière montée: le collet de Rascrouset. On profite une dernière fois des panoramas au sommet et on plonge dans le Vallon de Clapouse puis de la nière sous le Pelvoux. Le spectacle des chamois dans la descente nous enchante et on arrive à Ailefroide sans s’en rendre compte.

La boucle est bouclée, on profite d’une bonne bière et d’un resto bien mérité !

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